La nocivité d'une surexposition à la lumière bleue sur la rétine



De nombreuses études tendent donc à confirmer les effets néfastes de la lumière bleue sur la rétine par la production de matériaux délétères au niveau de l’épithélium pigmentaire. La radiation très soutenue de ce spectre du fait de sa prépondérance dans l’éclairage LED dans les pays développés nous invite à nous interroger sur le fonctionnement exact du développement de la DMLA. La résolution de cette question permettrait de connaître le réel impact de ce spectre sur sa participation à un effet pathogène et permettrai aussi de lever le doute sur un effet nocif des écrans sur les yeux.



On sait qu’un spectre de lumière bleue, via les photorécepteurs hypersensibles de la rétine externe à ce spectre, provoque un phénomène d’oxydation de la membrane épithéliale. De plus les longueurs d’ondes entre 410 à 450 nm augmentent considérablement l’apoptose.

C’est le point de départ à une formation de drusens, mais l’ampleur de sa contribution est encore incertaine. Par prévention, de nouveaux implants intra-oculaires posés lors d’une chirurgie de la cataracte filtrent maintenant la lumière bleue.

En revanche, l’identification du rôle du spectre aux alentours de 470 à 480 nm est formelle. Il cause un dérèglement du rythme circadien lorsque cette lumière est utilisée de nuit, provoquant un trouble du sommeil et toutes les pathologies qui lui sont associées. Ce spectre joue aussi un rôle dans la constriction de la pupille : cette pupille plus petite permet une défense relative contre la photoxicité de la lumière bleue sur la rétine puisqu’une quantité moins importante pourra parvenir aux capteurs rétiniens.


De nouvelles solutions permettent de se protéger de cette lumière bleue comme les nouveaux traitements de verres sur lunette, mais les recherches réalisées nous conduisent à dire qu’il est important de connaître la longueur d’onde filtrée. Un abus de filtration à la lumière bleue pourrait avoir un effet aussi nocif que sans filtre, puisque supprimer les longueurs d’ondes responsables de l’inhibition du sommeil reviendrait à permettre une sécrétion continue de cette hormone, avec toutes les pathologies qu’elle pourrait engendrer.

On peut aussi ajouter qu’une lumière bleue est évidemment une lumière vue puisque dans le spectre de lumière blanche. Une filtration changerait donc la perception des couleurs. Il faut donc s’intéresser aux effets que pourraient causer cette modification de structure de spectre.