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Coffignon - Je verrai toujours vos visages

Mettant en lumière la justice restaurative, dispositif judiciaire largement méconnu, le nouveau film de Jeanne Herry, est un grand film humain, porté par un impressionnant groupe d'acteurs.





FICHE TECHNIQUE

​Titre original

Je verrai toujours vos visages

Genre

Comédie dramatique

​Nationalité

Française

​Durée

1h58

Réalisatrice

Jeanne Herry

​Scénariste

Jeanne Herry

​Interprètes

​Adèle Exarchopoulos, Dali Benssalah, Leila Bekhti, Gilles Lellouche, Miou-Miou, Elodie Bouchez, Jean-Pierre Darroussin, Fred Testot, Birane Ba


SYNOPSIS


Depuis 2014, la Justice restaurative propose à des victimes et auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs encadrés par des professionnels. Dans le cadre de ce dispositif, trois criminels condamnés pour vols avec violence, rencontrent trois victimes de homejacking, de braquages et de vol à l'arraché. En parallèle, Chloé, victime de viols incestueux, s’engage elle aussi sur le chemin d’un dialogue avec son agresseur.



LA PAROLE LIBERATRICE


Jeanne Herry explore les rouages de la justice restaurative, destinée à réparer les dégâts liés à la violence. Elle permet d’ouvrir un dialogue entre les victimes et les coupables, par-delà le jugement rendu et la peine prononcée.


A partir de cette problématique sociétale plutôt sombre et banale, dont on mésestime les effets ravageurs sur les victimes, le film révèle un dispositif porteur d’espoir. Le film aurait pu être un reportage didactique de ce dispositif judiciaire original. Le récit devient vite une œuvre humaniste, par la qualité des dialogues et les performances des acteurs, Élodie Bouchez et Adèle Exarchopoulos en tête. Ce huis clos en tension fait écho à Douze hommes en colère de Sidney Lumet. Pas d'image crue des actes de violence, tout est raconté ou suggéré avec réalisme.


Chez Jeanne Herry, fille de Julien Clerc et Miou-Miou, les visages sont comme des paysages. Elle les filme à la perfection. Ils révèlent la sensibilité et les émotions des acteurs, qui disent un texte juste et pudique. Les silences aussi sont révélateurs et montrent qu'ils font partie de la parole..


La justice restaurative est un espace de dialogue entre criminels et victimes. Grâce à la magie du cinéma, le témoignage devient un plaidoyer artistique pétri d’humanité. Optimiste, ce long métrage est porté à la fois par des acteurs magnifiques et par un texte ciselé pour le cinéma.


Par le truchement du cinéma, on passe d’une méticuleuse reconstitution à un grand film humain, qui nous parle de la douleur face à l’inacceptable et de la difficulté de se reconstruire.



CHEF D'OEUVRE HUMANISTE


Dans un casting parfait, les plus grands noms du cinéma français actuel se mettent au service de leurs rôles : Adèle Exarchopoulos, Elodie Bouchez, Leïla Bekhti, Gilles Lelouche, Jean-Pierre Darroussin, Denis Podalydès. D'autres acteurs se révèlent : Dali Benssalah, Birane Ba.


Un film sur l'importance du dialogue et la puissance des mots (et des silences), dont on ressort avec une foi retrouvée en la nature humaine.


Rythmé du début à la fin, sans pathos, sans misérabilisme ni didactisme exagéré«Je verrai toujours vos visages» est sublimé par une troupe d'acteurs, qui se mettent au service de leur rôle, avec humilité et générosité. Les larmes et les silences en disent souvent plus que les mots.


Le troisième film de Jeanne Herry nous parle de réparation et de relation, entre victimes et agresseurs. Au bout du dialogue, le pardon n'est pas certain mais la réparation est en chemin.













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